2019
 
Wien wird #autofrei

Du radelst durch die Stadt, um dich herum sind Parks, wo einst Parkplätze waren und erschwingliche Wohnungen statt Parkhäusern: kein Lärm, keine Abgase, kein Gestank. Und Sorge, von einem Auto angefahren zu werden, brauchst du schon gar nicht zu haben. Diejenigen, die nicht zu Fuß oder per Fahrrad unterwegs sind, nutzen den ÖPNV, der natürlich kostenlos angeboten wird. So könnte ein Wien ohne Autos aussehen!

Das Auto steht sinnbildlich dem "Guten Leben für alle" im Weg: Hier macht es die Städte weniger lebenswert und global heizt der motorisierte Individualverkehr die Klimakrise an. Autokonzerne und ihre Zulieferer machen ihre Gewinne auf Kosten von Umwelt, Gesundheit und Menschenleben – in Europa und weltweit.

Rund 30% der Treibhausgas-Emissionen sind in Österreich dem Straßenverkehr zuzuschreiben und sie nehmen weiter zu. Während in fast allen anderen Sektoren die Emissionen zaghaft sinken, nehmen diese im Bereich Verkehr weiter zu. Das Verkehrssystem ist beinahe komplett abhängig von fossilen Kraftstoffen. Deren Verbrennung bedeutet Klimawandel. Für ihre Beschaffung müssen ökologische Desaster in Kauf genommen und Kriege um den Zugang zu Öl geführt werden. Die Folgen des Klimawandels sind katastrophal. Besonders hart trifft es diejenigen, die am wenigsten dazu beigetragen haben. Schon heute ist die Klimakrise zerstörerische Realität für Menschen auf der ganzen Welt – vor allem im globalen Süden.

Die immer größer werdenden Fahrzeuge verstopfen unsere Straßen. Flächenversiegelung, Lärmprobleme, Unfälle und Luftverschmutzung sind die Folgen einer Politik, die den öffentlichen Raum als Transitzone versteht, angepasst an die Bedürfnisse von Autofahrer*innen. Wir bewegen uns immer mehr, immer schneller, legen immer weitere Wege zurück und auch unsere Warenströme vergrößern sich. Die Automobil- und Zulieferindustrie ist eingebettet im aktuellen Wirtschaftssystem, das auf der Idee des grenzenlosen Wachstums basiert. Die deutlich zu groß geratenen SUVs veranschaulichen die Profitgier und den Wachstumswahnsinn von Unternehmen, die nur Kapitalismus gelernt haben. Doch unbegrenztes Wachstum ist nicht möglich auf einer Welt, deren Ressourcen begrenzt sind. Kapitalistische Wachstumsprinzipien basieren immer auf der Ausbeutung von Menschen und Natur.

Daher ist es an der Zeit, unser Verkehrssystem radikal zu verändern: Nur Dieselfahrverbote oder der bloße Umstieg vom Verbrennungs- auf den Elektroantrieb lösen die städtischen Missstände und die globale Klimakrise nicht. Auch Elektroautos beanspruchen wertvollen Platz in den Städten, benötigen Straßen und Energie. Außerdem werden die metallischen Rohstoffe, die in großen Mengen in jedem Auto stecken unter oftmals katastrophalen Bedingungen für Mensch und Umwelt in Ländern des globalen Südens abgebaut. Deshalb müssen wir den Gütertransport auf das Notwendigste beschränken und vor allem den motorisierten Individualverkehr drastisch reduzieren!

Doch die Politik weigert sich, eine dringend notwendige Verkehrswende einzuleiten. Auch in Wien, wo dem Auto immer noch der meiste Platz zur Verfügung gestellt wird, wo Fahrrad-, Fußgänger*innen- und ÖPNV-Infrastruktur weiter ausgebaut werden müssen, bleibt die Stadt weitestgehend untätig. Aus diesem Grund nehmen wir den Schutz von Klima, Umwelt und Gesundheit selbst in die Hand. Wir werden ein Zeichen für ein autofreies Wien und für Klimagerechtigkeit setzen: Am Freitag, den 31. Mai 2019 sagen wir in Wien „Ende Geländewagen!“

In einer Aktion zivilen Ungehorsams werden wir mit unseren Körpern einen symbolischen Ort blockieren. Wir werden uns ruhig und besonnen verhalten, von uns wird keine Eskalation ausgehen, wir gefährden keine Menschen. Wir wollen eine Situation schaffen, die für alle Teilnehmenden transparent ist und in der wir aufeinander achten und uns unterstützen.

Denn auch in Bezug auf den Verkehrssektor gilt:
Klimaschutz ist Handarbeit!


Vienne libre de voitures !

Tu parcoures la ville à vélo, autour de toi se trouvent des parcs plutôt que des parkings, des logements pour tous en lieu et place de parkings couverts : pas de bruit, pas de pollution, pas de puanteur. Et pas d’inquiétude d’être renversé.e par une voiture. Ceux qui ne sont pas à pied ou à vélo utilisent les transports en commun, qui est bien entendu gratuit. Voilà à quoi Vienne pourrait ressembler sans voitures !

La voiture s'oppose par excellence au « bien vivre » : le transport motorisé individuel rend à la fois les villes moins vivables et contribue à la crise climatique. Les constructeurs automobiles et leurs fournisseurs réalisent leurs bénéfices aux dépens de l'environnement, de la santé et des vies humaines - en Europe et dans le monde.

Environ 30% des émissions de gaz à effet de serre en Autriche sont attribués au trafic routier, en augmentation constante. Alors que dans presque tous les autres secteurs, les émissions diminuent timidement, elles augmentent dans le secteur du transport. Nos systèmes de transport sont presque entièrement dépendants des combustibles fossiles. Leur combustion signifie un bouleversement climatique. Les conséquences de cet approvisionnement sont des catastrophes écologiques et des guerres pour l'accès au pétrole. La crise climatique est déjà une réalité pour des communautés du monde entier – et elle frappe en particulier les populations les plus défavorisées.

Les véhicules – toujours plus imposants - encombrent nos routes. Artificialisation des sols, pollution sonore, pollution aux particules fines et accidents sont les conséquences d'une politique adaptée aux besoins des automobilistes. Nous nous déplaçons de plus en plus, de plus en plus vite, de plus en plus loin et les flux de marchandises augmentent également. L'industrie automobile et ses fournisseurs font partie du système économique actuel, basé sur l'idée d'une croissance illimitée. Les SUV démesurés illustrent l'avidité et la folie des grandeurs des entreprises qui ne connaissent que le capitalisme. Mais la croissance illimitée n'est pas possible dans un monde aux ressources limitées. Le système capitaliste est par essence basé sur l’exploitation des humains et de la nature.

Par conséquent, il est temps de changer radicalement nos systèmes de transport: de simples interdictions pour les voitures diesel ou le passage à la mobilité électrique ne résoudra pas les fléaux urbains et la crise climatique. En effet, les voitures électriques occupent aussi un espace précieux dans nos villes et requièrent routes et énergie.

De plus, les métaux contenus dans les voitures sont souvent extraits dans des conditions catastrophiques dans les pays du sud. C’est pourquoi nous devons réduire le transport des marchandises au nécessaire et surtout drastiquement réduire le trafic motorisé individuel !

Pourtant les politiques s’opposent à cette transformation. À Vienne aussi, où la voiture reste la plus présente et où les infrastructures pour vélos, piétons et le transport public manquent, la ville reste largement inactive. C'est pourquoi nous prenons nous-mêmes la protection du climat, de l’environnement et de la santé en main. Nous défendrons un « Vienne libre de voitures » à travers une action de désobéissance civile pour la justice climatique : le vendredi 31 Mai 2019, nous disons à Vienne "Ende Geländewagen!"

Nous bloquerons avec notre corps un lieu symbolique à travers une action de désobéissance civile. Nous serons calmes et réfléchi.es, ne provoquerons pas une escalade de la situation, nous ne mettrons personne en danger. Nous voulons créer une situation transparente pour tous ceux et toutes celles qui y participent, basée sur le respect, sur la solidarité et l’entre aide.

Changeons le système, pas le climat!